Nul ne sait précisément de quoi sera fait le futur internet après la vague 2.0 qui a démontrée qu’elle était plus qu’un coup marketing, et bien une évolution majeure dans le rapport des individus au Web.

Pourtant on se risque déjà à imaginer ce qui identifiera le “Web 3.0”: la tendance actuelle est de l’associer au Web sémantique. Je ne sais pas si les microformats seront les déclencheurs, mais une autre approche émerge de façon de plus en plus distincte dans le concept du “Internet of things” ou “Internet des objets”.

Cela qualifie la possibilité pour des objets (même “domestiques” d’interagir entre eux sur le réseau, facilitant certaines tâches aux hommes. Je l’étendrai pour ma part également aux conséquences que cela aura sur l’environnement de vie.

En l’espace de 3 conférences en 2 semaines, de nombreux exemples sont apparus:

  • Lors de Travail 2.0, Catherine Gall (Steelcase) évoquait l’intégration des nouvelles technologies dans le mobilier de travail, les transformant en espaces intuitifs propices à la libre communication. Dans le même esprit, François Denieul nous parlait d’intelligence ambiante, où comment faire échanger les usagers avec les éléments de leur environnement en facilitant l’expérience sensorielle, en “humanisant” la technologie. Enfin plusieurs intervenants ont pu présenter des solutions de web 3D.
  • Durant la dernière édition du Carrefour des possibles, plusieurs projets possédaient cette dimension, notamment “Interface(s), internet d’objets poétiques” qui propose “un environnement d’objets du quotidien interactif qui s’interconnectent avec le réseau et les ordinateurs”.
  • Enfin lors du BarCamp lillois, la médiathèque 2.0 de l’ESC Lille qui se construit peu à peu (sous l’impulsion furieuse des Geemiks!) et qui prend d’ores et déjà en compte cette dimension en prévision!

Une chose est sûre, la prochaine “révolution Web” ne méritera son nom -quel qu’il soit- qu’avec une adoption massive des utilisateurs, la simplification des usages supportée par une complexification de la technologie et un impact visible sur le quotidien. Le web sémantique ne présente à mon avis pas ces caractéristiques, même s’il sera probablement une étape indispensable à la virtualisation des objets, voire même LA techno pilier.

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