Le programme de cette journée est détaillé ici. Netcipia avait également deux stagiaires ENSAM cette année qui présentaient leur projet pendant cette journée.

Les projets présentés par les étudiants, que ce soit chez Thalès ou chez Bull (et chez Netcipia aussi bien sûr), ne parlaient que de collaboration, de blogs, de wikis, d’innovation et de compétitivité.

Chez Bull il s’agissait d’améliorer les environnements de développements en rajoutant la couche blog/wiki/IM pour fluidifier les échanges et produire des idées (ce que nous préconisons).

Chez Thales c’est dans le cadre d’un projet existant d’échange et de collaboration globale, avec une infrastructure wiki existante fonctionnant depuis déjà longtemps, et l’arrivée des blogs comme outil de communication en plus.

Les difficultés de déploiement au sein de ces grandes entreprises est apparemment patent, car les utilisateurs ne comprennent pas trop pourquoi on leur “impose” dans leur quotidien de nouveaux outils pour “travailler mieux” alors qu’ils ont plutôt l’impression de déjà bien travailler 🙂 La bonne méthode semble donc être de déployer les outils, de les confier à quelques projets pilotes, puis d’aller les présenter de manière plus globale pour demander comment les personnes verraient l’usage de ces outils dans leur travail quotidien. Donc les mettre en situation de réflexion sur leurs usages, à partir d’usages concrets déjà existants dans leur cadre de travail.

Nos deux stagiaires Netcipia, Edouard Virieux et Nicolas Réau, ont donc également présenté leur travail, et en particulier la méthodologie adoptée pour diriger les équipes de développement qui se trouvent dispersées entre 4 lieux géographiques, Palo Alo, Port-au-Prince, Paris et Shanghai. J’aurai l’occasion de revenir sur cette méthodologie, mais il est important de noter qu’elle fait appel à l’usage conjoint du blog, du wiki et de la messagerie instantanée. Bien entendu en utilisant les places netcipia pour les blog et wiki, et Skype pour l’IM. Et dans Skype, les deux fonctions utilisées sont la téléphonie et le chat room persistant (à plusieurs). Avec ces trois outils conjoints, tous les niveaux de collaboration, de participation et de communication sont traités, et permettent de travailler avec des équipes distribuées aux quatre coin du globe tout en préservant une dynamique de réflexion et d’innovation quotidienne, nécessaire dans un projet de type startup, et sans utiliser la messagerie électronique.

Sinon la journée était architecturée autour de la notion de “confiance”. Qu’est-ce que la confiance, comment doit-elle être prodiguée, perçue, acceptée, etc. Quelques réflexions tirées de la table ronde sur le sujet :

  • TIC ou TR “technologies de la relation” ?
  • La confiance c’est la bande passante de la relation (ou de l’information)
  • La confiance est lié à l’humain, à une attitude. La bienveillance est une qualité par exemple qui est propice à l’innovation. Un manager qui veut que son équipe innove doit être bienveillant, et donc faire confiance. La bienveillance permet le dialogue.
  • Plus que la confiance, n’y a-t-il pas un problème plutôt de solidarité à mettre en place ?
  • Problème de l’identité numérique et de la réputation des gens sur internet
  • Il faut travailler sur la notion de social currency
  • Confiance topdown et confiance bottom up

Richard Collin nous a également montré une interview de Michel Hervé, fondateur et directeur de Hervé Thermiques, une entreprise aujourd’hui de 1700 salariés, et qui applique le travail collaboratif et la démocratie participative à tous les niveaux depuis longtemps ! Un cas unique, surtout de cette envergure. Une interview à regarder absolument, chez NextModernity. Quelques phrases clés :

  • Pour qu’il y ait collaboration, il faut confiance et transparence, et cela ne peut se faire qu’à travers la communication. C’est antinomique avec les organisations actuelles.
  • Après l’esclavage, le servage et le salariat, on entre dans l’ère de l’entreprenariat, l’intra-entreprenariat, où chacun est responsable de son activité, c’est une sorte de néo-médievalisme, puisque c’est très proche de ce qu’étaient les artisans du moyen age.

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