Netcipia est cité dans cet article, écrit par Aude Carasco depuis San Francisco.

L’internet de demain se prépare aujourd’hui dans la Silicon Valley“. La Croix, 23/05/2007.

A la lecture de cet article il me semble intéressant d’ajouter quelques commentaires :

  1. le participatif est au coeur de l’internet, et donc de la future économie mondiale. Nous le savions depuis déjà pas mal de temps, mais cela confirme que le web 2.0 n’est pas une mode, mais bien un effet durable. L’exemple de Staple est en cela très parlant
  2. le modèle payant se développe. Non pas au détriment du gratuit, qui reste produit d’appel, avec des fonctionnalités très riches d’ailleurs, mais permettant à une petite part d’audience du gratuit d’accéder à des services complémentaires payant.
  3. la Silicon Valley reste et sera pour longtemps encore un véritable laboratoire de recherche appliquée grandeur nature, et unique au monde. Car tout y testé, affiné, produit, et diffusé mondialement. Aussi bien d’un point de vue technologique que d’un point de vue financier, et bientôt sur le plan du développement durable également. Car quand Aude Carasco parle de plusieurs idées par semaine, c’est vrai, il se crée en permanence de nouvelles startups, et beaucoup d’ingénieurs, dès leur sortie de Stanford, se voient financés leurs projets. Reid Hofman, co-fondateur de LinkedIn, parlait dans une récente conférence de 400 startups dans le monde du réseau social ! Bien entendu beaucoup mourront, mais l’échec dans la Silicon Valley est force de mouvement. Car un échec, c’est comme dans un laboratoire de recherche, est bien plus instructif qu’un succès. Et pour arriver au succès, il faut beaucoup d’échecs. Et les entrepreneurs et les investisseurs le savent très bien, eux qui scrutent tous les échecs pour en tirer les leçons et tenter de prendre une nouvelle voie tirant les fruits de ces expériences.
  4. Le dernier point intéressant, c’est qu’il y a beaucoup de français dans la région. C’est la seconde communauté francophone hors de France, après elle de New-York, avec 60.000 français. Entrepreneurs, expatriés, salariés, consultants, avocats, il y a de tout !

La Silicon Valley reste donc un environnement unique au monde, et je pense que cela est dû en grande partir à l’esprit d’ouverture, de tolérance et de risque que possèdent les habitants de cette région, consolidés bien entendu par les 40 années de succès récents à façonner le monde avec l’industrie des micro-ordinateurs puis de l’internet, et bientôt du développement durable.

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